Voici mon histoire...

Mis à jour : 12 nov. 2019

Je suis Bénédicte, j'ai 37 ans, et depuis 2015 je suis l'heureuse maman de Lilian, un merveilleux garçon débordant de vie, d'énergie et d'amour.

Avant son arrivée, j'avais entamé un profond changement de vie suite à une difficile période d'épuisement qui m'a permis de comprendre que je m'étais beaucoup éloignée de moi-même et que je me connaissais fort peu.


J'étais alors contrôleur aérien et je réunissais tous les signes extérieurs de réussite à l'occidentale. Je gagnais bien ma vie et je pratiquais le kitesurf avec passion, pour ne pas dire obsession. J'étais à vrai dire attirée par tout ce qui me permettait de m'élever dans les airs : deltaplane, avion, voltige, trampoline, parapente, voyages...



Mais un soir, le film "Les Moissons du futur" de Marie-Monique Robin déclenche chez moi un vif intérêt pour la permaculture et le début d'une profonde prise de conscience écologique. Visualiser un futur possible souhaitable me permet (enfin) d'accepter un changement de paradigme.


Je mets les mains dans la terre et me lance le défi de ne plus prendre l'avion pendant au moins un an. Le problème (je l'ai compris bien plus tard), c'est que la cocotte-minute n'avait plus la possibilité d'évacuer sa pression, et j'ai commencé à vivre des épisodes de fatigue intense provocant parfois une véritable douleur cérébrale, aussi intense qu'une crampe de... cerveau ! Le haut de mon dos se bloquait aussi régulièrement de manière incompréhensible pour moi et je dépensais de belles sommes chez l'hostéo.

Jusqu'à ce que je n'en puisse plus, que ce soit vraiment insupportable, que ma tête crame complètement, et que je parte un soir du travail en pleurs... Pendant quelques jours j'ai l'impression que mon cerveau est en grève, je n'arrête pas de pleurer, j'ai terriblement mal à la tête, je parle avec beaucoup de difficultés, j'ai même du mal à juste tenir debout. Je ne comprends rien mais j'ai juste la certitude que je ne peux plus revenir au travail et que j'ai besoin d'une très grosse pause et d'un vrai changement. Certains appellent ça un burn-out, d'autres une désintégration... positive.

Ayant la chance d'être entourée d'êtres attentionnés et bienveillants, le positif est apparu en effet assez rapidement, comparé à d'autres témoignages.

Après un long et intéressant travail psy qui m'a révélé à moi-même, je réalise que la présence d'enfants me manque : je passe le BAFA et décide de devenir maman. Je suis alors agréablement surprise de découvrir, grâce au magazine Grandir Autrement, qu'il existe un certain nombre de parents qui pratiquent une éducation différente, dite proximale, bienveillante, créative, enjouée, positive... Accouchement à la maison, hygiène naturelle infantile, portage, massage bébé, allaitement long, diversification menée par l'enfant, motricité libre... j'opte pour le pack complet. Fermement décidée à ne pas mettre mon bébé en cage dans un lit à barreaux, une recherche sur les lits au sol pour bébé me plonge dans les fascinants travaux de Maria Montessori, pour qui j'ai depuis une profonde admiration.

Mon envie de créer une école alternative arrive chez moi en force, ou fait son retour devrais-je dire, car elle était dans un coin de mes rêves depuis mes 17 ans et la lecture de "Libres Enfants de Summerhill" d'AS Neill.

Ne sachant pas où commencer, je démarre des ateliers Montessori pour les 0-3 ans, poussée et encouragée par ma super sage-femme.



En parallèle j'intègre un groupe de parents motivés par la création d'une école Montessori nature accessible financièrement. Les rencontres et réflexions sont riches, mais les obstacles nombreux.

En décembre 2018, le projet prend un sacré coup dur, c'est l'occasion pour moi de questionner l'alignement de ce projet avec mes vraies aspirations. Une évidence s'impose : mon fils et moi n'aurions pas été bien dans cette école prévue pour 60 enfants. Les ateliers que j'anime m'ont appris que trop de bruit et de monde me fatiguent beaucoup, et Lilian semble atteindre ses limites quand il est entouré de plus de 4 enfants. Il m'apparait également de plus en plus évident que Lilian est différent des autres enfants, avec des besoins spécifiques. Il est terrorisé par les inconnus, extrêmement attaché à moi, tout est si intense chez lui, il a besoin de plus de temps pour certaines choses, et beaucoup moins pour d'autres. Le matériel Montessori l'intéresse relativement peu, il lui faut de la nouveauté, du ludique, être avec des grands et surtout être "avec Maman"...

A pas tout à fait 3 ans, il me semble impensable qu'il aille à l'école, quelle qu'elle soit. Lui-même hurle à chaque fois qu'on prononce le mot "école".

Je décide de prendre au moins une année sabbatique et nous découvrons avec bonheur l'univers foisonnant de l'Instruction en Famille.



Parallèlement je décide de me faire accompagner par Lidy de "La Forêt qui pousse" pour clarifier mon projet professionnel et mettre mon énergie au bon endroit. Ce travail m'amène à me renseigner (enfin) sur le Haut Potentiel pour lequel Lilian semble remplir toutes les caractéristiques et à prendre conscience que je suis moi-même concernée.


Depuis, il m'apparait clair qu'à cette étape de ma vie, je souhaite être au service de personnes, enfants ou adultes, qui ont le même fonctionnement que moi. Et quelque chose me dit que nous sommes bien plus nombreux à fonctionner de cette manière qu'on ne croit... Je vous en dirai plus dans un prochain article...

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