Souffrance et cessation de la souffrance

Voilà un peu plus d'un mois que j'explore mes ombres, que la vie m'offre chaque jour des opportunités de me libérer de mes tristesses, en les vivant et en les guérissant.

Depuis le 10 décembre à peu près, un changement s'est opéré. Début décembre, tout allait merveilleusement bien, j'avais un immense enthousiasme et j'observais jour après jour tout ce que je rêvais se mettre en place de manière merveilleusement rapide. Puis j'ai senti qu'une période difficile arrivait pour moi (était-ce une intuition ou une création de ma part ?), et j'ai accueilli cela avec confiance, avec une grande foi en mes capacités à y faire face.


J'ai eu l'impression d'entrer dans une chrysalide. Il s'est imposé à moi ce moment d'exploration intérieure intense et prolongée. Comme un hiver en moi, mon énergie a baissé, mon rayonnement a diminué. Je n'arrivais plus à ressentir la joie sans cause, l'amour inconditionnel, la confiance en tout ce qui arrive, que j'avais ressentis pendant les mois précédents.

D'un coup, plus de contacts pour mes ateliers, plus de clients pour mes séances individuelles, malgré les excellents retours que je relayais et ma communication inchangée, voire même améliorée.

J'ai repris un peu de poids, j'ai connu diverses douleurs musculaires ou articulaires, et surtout j'ai rencontré des nombreuses situations difficiles émotionnellement, qui ont réveillé en moi de nombreuses blessures.

Mais je n'ai pas cédé au découragement, j'ai gardé confiance, et j'ai pratiqué l'Auto-Thérapie Efficace avec constance. Face aux grandes souffrances que j'ai pu ressentir, je doutais toujours un peu quelques instants. A chaque fois, je me disais : "Cette fois, c'est trop dur, je ne vais pas y arriver, ça ne va pas marcher. Mais essayons quand même, parce que c'est vraiment insupportable de ressentir ça". Et à chaque fois, ça a marché, j'ai vécu l'émotion dans mon corps, dans ma respiration, puis j'ai relié l'émotion à une pensée, la pensée à un souvenir que j'ai transformé. Et à chaque fois, la situation qui me paraissait quelques instants auparavant terriblement dure n'apparaissait comme bien peu de choses finalement. Jusqu'à l'émotion suivante... Mais les vives émotions réveillées par les autres ne sont finalement pas les plus difficiles à transformer. Le plus difficile pour moi est la tristesse lancinante, le découragement sournois, la lassitude sans cause, qui monte petit à petit, qui paralyse, qui envahit l'âme sans y prendre garde. Cela fait souffrir moins fort mais plus longtemps, plusieurs heures parfois. Mais finalement plusieurs heures ce n'est rien.

Avant, ce genre d'émotions m'auraient empêchée d'avancer pendant des mois. Ce genre de situations difficiles m'auraient fait pleurer pendant des nuits entières.


Au bout de cette quarantaine de jours, j'ai senti que c'était assez, que je méritais un peu de répit. Alors je l'ai décidé. Et le beau temps est revenu. Et des personnes intéressées par ce que je propose sont venues vers moi. L'envie de proposer des ateliers s'est réactivée. L'élan d'écrire est réapparu. Et c'est ce que je fais. :)


Souffrance et cessation de la souffrance. C'est que Siddharta Gautama, appelé Bouddha, disait enseigner. Et c'est en effet la seule chose qui me semble nécessaire d'être enseignée.

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