Reconnaître un enfant "hautement sensible"

Mis à jour : 2 déc. 2019


Il est très important de pouvoir reconnaître un enfant dotée d'une sensibilité élevée et de pouvoir lui expliquer comment il/elle fonctionne, et quels sont ses besoins spécifiques. Il n'est jamais trop tôt ni trop tard.


Une enfant de 4 ans qui, à la question de sa maman cherchant à savoir pourquoi elle était triste, lui répondit " Comment veux-tu que je sois gaie, je ne sais pas qui je suis !".


Petits tests rapides :

https://www.leshypersensibles.ch/hypersensibilite/suis_je_hypersensible


Voici quelques caractéristiques non systématiques et non exhaustives :

- Ils manifestent, dès le plus jeune âge, une indépendance d’esprit et un esprit d’indépendance ainsi qu’une tendance à être un tant soit peu entêtés.

- Ils ont tendance au refus de toute compromission et à se comporter de manière trop rapidement qualifiée de peu adaptée, ou bien (souvent chez les filles) ils se sur-adaptent et anticipent les attentes des autres.

A l'école, ces différentes stratégies d'adaptation constituent une des raisons possibles d’évaluation erronée des facultés intellectuelles de bon nombre de ces enfants.

- Les travaux de routine ou les obligations routinières les ennuient rapidement.

- Ils se montrent perfectionnistes dans les domaines qui les intéressent et travaillent, dans ce cas, de manière indépendante et en autodidactes.

- Ils manient la critique que beaucoup prennent pour de l’insolence ou de l’arrogance. Mais aussi une autocritique sévère et très déstabilisante que l’on peut constater par leur propension à se dire nuls ou à le penser.

- Ils sont très observateurs.

- Ils posent des questions sur tous les sujets possibles, mais ne se contentent pas d’une réponse banale, et veulent approfondir.

- Ils ne mettent que rarement leurs opinions dans leur poche et en général elles sont très tranchées.

- Ils veulent souvent avoir le dernier mot, et ce très jeune, ou par l’usage de nombreux arguments avoir raison ; c’est ainsi qu’ils manifestent de grandes capacités à la négociation.

- Ils montrent un sens prononcé de l’humour mais sont souvent susceptibles et très atteints par l’ironie.

- Ils peuvent avoir un débit langagier, soit très rapide, soit presque inaudible.

- Ils se préoccupent beaucoup de concepts tels que justice-injustice et sont prêts à s’engager contre les " autorités ".

- Ils ne se rallient pas à tout prix à la majorité.

- Ce sont des êtres singuliers, à la personnalité fortement marquée dès le plus jeune âge.

- Ils sont hyperémotifs, mais peuvent apprendre à se couper de leurs émotions.

- Ils ne sont jamais dans la tiédeur mais plutôt dans le "j’adore ou je déteste".

- Ils peuvent paraître plus " difficiles ", pour leur environnement que la plupart des enfants, plus exigeants dans leurs désirs ou leur demande affective, plus obstinés, plus angoissés dans leur vie intérieure mais aussi plus vulnérables.

On a tendance à les percevoir comme des enfants " à problèmes ", simplement parce qu’ils sont des déviants par rapport à la norme.

- Les enseignants les décrivent, soit comme des enfants peu actifs, repliés sur eux-mêmes, inconsistants et rêveurs à l’excès, soit au contraire comme hyperactifs, poseurs, hostiles, d’humeur changeante, provocateurs, agressifs et de contacts difficiles.

- Ils peuvent manifester un conformisme excessif pour se faire oublier dans un esprit de renoncement, du fait d’une trop grande sensibilité à l’échec, ou d’un sentiment d’infériorité.

- L’enfant sensible en souffrance à tendance à somatiser et à laisser parler son corps à l’excès ; eczéma, plaques rouges, maux de ventre, bégaiements, tics, maux de tête intempestifs et longs, l’asthme est également relativement fréquent chez eux.

Ceci prend d’autant plus de proportion que l’enfant n’est pas reconnu dans son fonctionnement atypique ou que son entourage l’a laissé dans l’ignorance.

- De près de la moitié d’entre eux, on dit qu’ils sont dispersés, superficiels et dans l’incapacité d’approfondir les acquisitions faites à l’école. Pour répondre à ces critiques, il est nécessaire que chacun s’arrête pour les interroger sur leurs centres d’intérêt et là, ils pourront se montrer intarissables et laisser entrevoir la profondeur et la densité de leurs connaissances. Cet aspect de leur démarche intellectuelle est à prendre en compte dans une perspective pédagogique.

- Ils ont tendance à s’appliquer à eux-mêmes, ainsi qu’aux événements de leur vie et à leurs propres faiblesses, une faculté d’analyse claire et précise. Ayant des idéaux et des exigences élevés, ils sont portés à émettre sur eux et sur les autres un jugement sévère et dépourvu d’indulgence.

- Ils peuvent être soumis à l’emprise de la dépression et ce dès le plus jeune âge.

C’est ainsi qu’ils disent très, trop souvent, " Je suis nul ! ".

- D’autre part, une sous-exploitation permanente des capacités intellectuelles chez eux peut avoir les mêmes effets catastrophiques, en terme de dépression qu’une constante exploitation excessive et abusive pour les autres enfants.

- Aussi, les risques majeurs, liés à un ennui très profond, sont d’une part le désir manifesté ou verbalisé de disparaître, de mourir et d’autre part, la recherche désespérée d’avoir eux aussi un ami.

Ils sont obsédés, pour un grand nombre d’entre eux, par le constat que se lier d’amitié semble très facile pour tous les enfants sauf pour eux ; aussi, ils sont dans l’incapacité de comprendre de quoi ils sont coupables pour mériter une telle sanction.

Ce sentiment est d'autant plus grave que les enfants ne sont pas reconnus comme précoces et donc mal aidés du fait d’une mauvaise interprétation du malaise.

- Ils sollicitent beaucoup l’attention de leurs parents à tel point qu’ils sont souvent vécus comme épuisants, voire vampirisants.

- Ils sont en grande demande affective avec réclamations incessantes de preuves d’amour des parents ou de l’affection de leur entourage.

Ils ont tendance, de ce fait, à penser, quand ceux-ci ne peuvent se rendre disponibles ou se montrent impatients ou les réprimandent, qu’ils ne sont plus aimés, ni appréciés.

- Certains enfants jeunes ou adolescents paraissent "scotchés" à leur mère.

Cependant, à l’opposé, certains enfants mettent en place un contrôle sévère de leurs besoins affectifs, parfois à l’incitation d’un entourage qui supporte mal la dyssynchronie Intelligence - affectivité.

- Souvent, quand ils sont les aînés d’une fratrie, ils ne comprennent pas pourquoi leurs parents ont éprouvé le besoin de leur " faire " des frères et sœurs. Ils semblent s’estimer propriétaires de leurs parents et sont, donc, très possessifs.

- Généralement, ils n’acceptent pas l’idée que des parents puissent aimer tous leurs enfants de la même manière. Il y a, pour eux, quelque chose d’incohérent, d’illogique dans ce phénomène.

- Il peut assez souvent arriver qu’ils se mettent en état d’inhibition intellectuelle, ce qui peut les amener à avoir des performances scolaires moyennes voire faibles, et échouer d'éventuels tests de QI.

Sources : Expression Généraliste



Je suis convaincue que les aspects négatifs ou excessivement intenses décrits ci-dessus n'ont rien d'irrémédiables et peuvent être guéris par l'Auto Thérapie Efficace. La prévention est à mon avis grandement facilitée par une éducation bienveillante (ni laxiste, ni autoritaire), une nourriture intellectuelle et artistique abondante et qualitative, un contact fréquent avec la nature et une explication le plus tôt possible de ce fonctionnement "sensible".

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